Introduction

Qu’est-ce que la Morphopsychologie ?

La morphopsychologie est la science des relations entre les traits du visage (formes et volumes) et les traits de personnalité. Elle donne aux éléments morphologiques une signification psychologique. Pour ce faire, elle prend ses repères simultanément dans trois domaines : la biologie humaine (axes de développement du visage, dynamique des formes), la physiologie (fonctions organiques) et la psychologie (stades du développement de l’enfant, influence de l'éducation et du milieu…). Elle traduit donc l’histoire personnelle de l’individu et permet le diagnostic de ses possibilités naturelles.

La morphopsychologie permet une meilleure connaissance de soi et des autres avec le souci d'une compréhension positive de nos fonctionnements et de nos différences. Elle s’applique à toute personne, indépendamment des origines ethniques ou culturelles. Elle ne se réfère ni à des normes, ni à une hiérarchie des valeurs. Au contraire, elle s’intéresse aux richesses et aux ressources propres à chacun. Elle essaie aussi d’expliquer les blocages qui empêchent parfois la personne de s’épanouir dans sa spécificité. La devise du morphopsychologue : « Non pas juger, mais comprendre ».

 

Le cheminement historique et scientifique ;

Image1s l’Antiquité, les grecs Hippocrate et Aristote ainsi que les Chinois s’intéressent à l’étude des tempéraments en fonction de la physionomie et posent les fondements de la Physiognomonie. Ces théories ont traversé les siècles et ont inspiré de nombreux auteurs de traités de caractérologie. Mais elles se limitaient  soi  à une typologie comportementale, soit à une corrélation entre un élément du visage et un trait de caractère, sans véritable vision d’ensemble et  donc  sans  cohérence globale.

Corman 1

Au XXe siècle, le Docteur Louis Corman (1901-1995) crée le terme Morphopsychologie pour rompre avec l'ancienne physiognomonie et ses dérives. Ce médecin psychiatre, qui dirigea pendant 40 ans l’hôpital psychiatrique Saint-Jacques   à Nantes, engage une véritable démarche scientifique et établit pour la première fois des lois universelles permettant d’analyser l’interaction continue entre le visage, le psychisme et l’environnement. Ces lois dynamiques (qui suivent l'évolution de la vie) constituent encore aujourd’hui les principes de base de la formation à la morphopsychologie.

Les progrès de la science permettent sans cesse d’améliorer la compréhension du processus de la vie. Les morphopsychologues s’appliquent à poursuivre le travail de recherche par des validations expérimentales issues de leurs pratiques et en établissant des corrélations avec les récents développements de la biologie et des sciences humaines, dont la neuropsychologie. Le lien entre la forme du visage, son ossature et ses muscles, et le cerveau, la psychologie, est aujourd'hui établi.

 

La méthode :

La morphopsychologie s’organise autour d’une méthode rigoureuse : observation du visage, analyse systémique des éléments par axe de force et par étage, synthèse, pour arriver à une traduction psychologique et comportementale. Ce diagnostic fin et global de la personnalité donne un éclairage complet sur les ressources de chacun : ses points d’excellence, ses difficultés et ses potentiels (parfois inexploités).

L’étude porte principalement sur les aptitudes physiques et instinctives, relationnelles et affectives, intellectuelles et cognitives. De plus, alors que de nombreuses techniques d’évaluation donne un « instantané » de la personne à un moment de sa vie, la morphopsychologie nous présente à la fois cet instantané mais aussi les axes d’évolution et de progrès.

 

Ethique, confidentialité et déontologie :

Le morphopsychologue exerce sa profession dans le respect du code de déontologie de la Société Française de Morphopsychologie (créée par Louis Corman, en 1980).

Extrait : " Les morphopsychologues diplômés s'engagent à observer en toute occasion les règles essentielles de déontologie qu'exige nécessairement leur qualité de morphopsychologue.

Dans la pratique individuelle, ils se doivent de respecter la personnalité des individualités qu'ils étudient, s'interdisant absolument de réaliser une étude morphopsychologique à l'insu de la personne concernée, ne devant intervenir qu'à sa demande ou avec son accord. Ils doivent d'autre part veiller à toujours formuler leur appréciation dans un esprit de compréhension profonde, en termes qui ne soient pas des jugements critiques mais qui puissent être perçus par le sujet comme une aide et une ouverture sur l’avenir.

Ils sont soumis à la règle du secret professionnel le plus absolu. La publication ou la communication, à des tiers, d'une étude ne peut se faire qu'avec l'accord de la personne concernée. "